Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 09:45


France Info est partenaire de XXI: chaque dimanche à 8h54, Célyne Bayt-Darcourt reçoit un des auteurs de la revue.

Le 7 février, son invitée était Anne Brunswic, auteur de "Ecrire la petite histoire d'une grande utopie", l'entretien du numéro 9 de XXI.

Anne Brunswic a rencontré Svetlana Alexievitch.
Ecrivain "des voix"  depuis un quart de siècle, la Biélorusse travaille inlassablement une parole receuillie "au ras des pâquerettes." "Je me sers du journalisme pour me procurer les matériaux, mais j'en fais de la littérature, explique-t-elle. Sur une centaine de pages d'entretien, il m'arrive de garder deux paragraphes."

Régulièrement pressentie pour le Nobel, Svetlana Alexievitch est notamment l'auteur d'un livre choc, "Les cercueils de zinc", dans lequel les soldats soviétiques rentrés d'Afghanistan racontent de l'intérieur ce bourbier sanglant.

Ecoutez l'interview.
 

  pererov 2009A Pererov, 2009. ©AFP V. Drachev
Par XXI - Publié dans : La vie de XXI
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 07:55


France Info est partenaire de XXI: chaque dimanche à 8h54, Célyne Bayt-Darcourt reçoit un des auteurs de la revue.
 
Le 31 janvier, son invité était Rémi Lainé, auteur de "La justice, c'est moi!" En 2004, sept lycéens sont accusés de viol par une femme de service. Dès le début de l’affaire, un examen minutieux des faits montre qu’il y a des problèmes dans l’accusation. Le procureur de Macon va pourtant s’évertuer à faire condamner les garçons. "Il a une vision un peu particulière de la justice...", dit Rémi Lainé.

Ecoutez l'interview.


Image 3-copie-1 ©Cindy Cookie pour XXI
Par XXI - Publié dans : La vie de XXI
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 17:06

Gilles Loriot, surnommé "Gilou", est facteur. Comme cent mille collègues, il distribue tous les jours le courrier. Il a trente ans de poste derrière lui. Il est passé par le bureau de la rue du Louvre à Paris, puis Autun et Villapourçon, dans son Morvan natal. Quand le bureau de Villapourçon qui desservait quatre cent cinquante-sept habitants du Morvan, a fermé en 2004, Gilles Loriot a rejoint Moulins-Engilbert, à quinze kilomètres de là. Le photographe Jean-Luc Luyssen l’a accompagné dans sa tournée. Son reportage est publié dans le numéro 9 de XXI. Le voici, prolongé en diaporama sonore.





L'AUTEUR


LuyssenJean-Luc Luyssen. Après un parcours chaotique, j’ai découvert la photographie avec du matériel tombé du camion et quitté sans regrets un poste de magasinier à l'âge de 27 ans pour rejoindre le magazine Murs-Murs. J’y suis resté 5 ans avant d'intégrer l'agence Gamma en 2003. Indépendant à nouveau depuis trois mois, je m’intéresse tout autant au facteur morvandiau qu’aux artistes aborigènes en Australie.
Par XXI - Publié dans : Les reportages du blog
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 11:51


France Info est partenaire de XXI: chaque dimanche à 8h54, Célyne Bayt-Darcourt reçoit un des auteurs de la revue.
 
Le 24 janvier, son invité était Alain Lewkowicz, auteur de "Anna Frank au pays d'Hiroshima".
Le journal d'Anne Frank est un best-seller au Japon. Mais les Japonais ne savent rien de l'Holocauste. Pour eux, le petite Allemande est juste une héroïne. Sauf pour le révérend Makoto, qui a rencontré son père.

Ecoutez l'interview.

Image 3 Illustration: Martin Jarrie
Par XXI - Publié dans : La vie de XXI
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 15:02

Traverser la frontière pour se faire soigner : c'est bien souvent le seul choix laissé aux Américains sans couverture médicale. Certains traversent le pays pour subir des opérations lourdes au Mexique, car ils ne peuvent tout simplement pas payer le prix des soins aux Etats-Unis.

Ville frontalière, Tijuana regorge de cabinets dentaires, pharmacies, cliniques et même hôpitaux s'adressant directement à cette clientèle nord-américaine. 20 millions d'Américains se rendent chaque année au Mexique, pour échapper à un système de santé considéré comme inefficient et trop onéreux. Reportage sonore.






L'AUTEUR

CecileGregoriades

Cécile Grégoriades est journaliste multimédia à Los Angeles. Elle travaille pour de nombreux médias français dont LeMonde.fr, Terra Economica, France Soir, L'Humanité Dimanche, RMC radio ou encore BFM TV. Ses sujets de prédilections : les faits de société, l'environnement, la politique.
Par XXI - Publié dans : Les reportages du blog
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 16:24

Dans un "tiré à part", accompagnant le N°9 de XXI, nous présentons des témoignages de lecteurs, recueillis par Sarah Masson, étudiante à l'école de journalisme de Tours, et proposons de les retrouver en intégralité sur le blog. Les voici donc, tels que.

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Sylvain Van de Sype

28 ans, architecte, Paris

Tout le monde peut apprendre quelque chose en lisant XXI. La plupart du temps, on ne sait rien des sujets traités.

J’aurais envie de feuillets détachables. J’aime l’idée qu‘on puisse en enlever une partie et l’emmener avec soi, le partager, l’échanger.

C’est comme si là-dedans il y avait toutes les curiosités que moi je ne vais pas chercher.

On est toujours sur le fil du rasoir entre l’univers fictionnel (BD, portfolio) et l’information. J’aurais besoin qu’on me dirige plus dans l’info : je ne suis pas confiant à 100%. C’est comme lorsque quelqu’un vous retient si vous tombez : vous hésitez.

 

Catherine Blondy

52 ans, conseillère en communication, La Rochelle.

Quand je reçois XXI, je me cale dans mon canapé et je prends ma soirée pour le lire, comme un roman.

Les choses sont racontées très simplement, parfois avec beaucoup d’humour, par des gens qui ne se croient pas sortis de la cuisse de Jupiter… Parfois, j’en ai les larmes aux yeux.

J’aime la part laissée au lecteur, à son émotion, à son imagination.

 

Michèle Garreau

53 ans, documentaliste au lycée Paul Guérin de Niort : elle a abonné le CDI de son lycée à la revue

C’est la seule revue que je puisse lire au lit : à chaque fois, on entre dans une histoire. Ce qui fait le charme de XXI, c’est cet abord dans l’intime, cette espèce de micro-regard dans le creux des choses.

XXI a changé ma vie : on est content de ne plus être dans le zapping de l’information. Certains reportages sont bouleversants, ils font ressortir en creux ce qui peut manquer de qualité dans certains autres organes de presse.

 

Jean-Christophe Groffe

31 ans, musicien, Suisse

Le rythme de parution permet un recul intéressant sur les choses. On a un rapport au temps différent, c’est agréable de ne pas être dans l’urgence.

Je suis abonné à XXI et au Canard Enchaîné, deux objets totalement différents, à la fois dans la périodicité et dans la manière de traiter l’info. Avec ces deux titres, je garde un lien agréable avec la France.

 

Jean-Damien Bureau

60 ans, « jeune retraité » (il tenait une agence de publicité), Golfe du Morbihan.

Dès les premiers numéros, j’ai été attiré physiquement par le format, la mise en page, l’esthétisme. Je la lis avec gourmandise.

Je les ai pratiquement en permanence sous les yeux, j’y reviens sans cesse. C’est une revue qui peut rester sur une table de salon ou dans une bibliothèque.

C’est un joli mélange entre esthétisme et intelligence. On se demande comment on faisait avant !

 

Luména Duluc

30 ans, journaliste dans une société d’édition d’hebdomadaires régionaux, Paris XVIIe

Le traitement éditorial est plus proche du lecteur. Il y a une convivialité, un lien de proximité. Même si les sujets ne nous touchent pas directement, ce sont des histoires racontées par des gens qui ne sont pas en train de nous expliquer la vie.

C’est presque un objet de collection. Contrairement aux hebdomadaires, ce sont des revues qui se conservent.

XXI exige de prendre du temps, plutôt que de le combler : il ne se lit pas aux toilettes.

 

Valdemar Cruz

50 ans, journaliste portugais. Réside à Ovar, à 30 km de Porto.

La nouveauté, pour moi, est dans la pure audace contenue dans l’idée même de faire un magazine comme celui-là : sans publicité un large espace pour le grand reportage. et

XXI a tout simplement confirmé ma conception du journalisme. Alors que partout, on voit la glorification d’un journalisme de spectacle, on oublie l’humanité contenue dans le spectacle du monde : avec les histoires des gens qui sont partie de notre quotidien.

 

Marie-Laure Worowski

59 ans, Pékin, Chine

Ce que j'aime c'est la possibilité de pouvoir continuer à se documenter après la lecture d'un article grâce à la rubrique "Pour aller plus loin".

Je la lis comme un livre de nouvelles. Le dernier numéro reçu est sur ma table de chevet et au gré de mes siestes ou lectures du soir, j’en savoure un morceau.

Si je devais écrire dans XXI, j’évoquerais les sans-toits, sans-lois, sans-foi, les exclus du monde des vivants.

 

Alexandre Tassy

29 ans, gérant d’un hôtel au Salvador

Je la lis comme un ministre, le matin avec un bon café, c’est ma petite revue de presse : « qu´est ce que nous avons aujourd´hui ? ». C´est mon journal à moi. Chaque jour je la lis ou la feuillète, la revue fait partie du décor, posée un peu partout.

La revue nourrit ma curiosité. La planète n´arrête pas de tourner et il se passe plein de choses incroyables, fabuleuses, terribles. Etre au courant, c´est être dans son temps.

J’aime l’idée de pouvoir deviner la personne qui se trouve derrière le journaliste. J’ai besoin de sentir que quelqu´un me parle. Je pense que l´écriture s´humanise, devient vivante au moment où l´auteur parle un peu de lui-même, le message passe de manière, plus naturelle, sans chichi. C´est cela qui me plait dans XXI, le ton, la manière dont l´information est transmise. Le fait que l´on se sente proche des auteurs. plus simple, plus directe

 

Daniel Karlin

68 ans, réalisateur, Pré St Gervais

Je retrouve dans XXI une forme de journalisme que je croyais en voie de disparition. Cette revue donne à nouveau des espaces, du temps et des moyens.

On sent par moments une espèce de préciosité dans l’écriture qui est inutile et un peu agaçante. Comme il y a des gens qui s’écoutent parler, d’autres se lisent écrivant.

Ce qui est formidable avec XXI, c’est que cela montre que cela peut exister.

Quand je travaillais à la télévision, on me disait souvent « Tu vas faire embêter la concierge de Carcassonne ». XXI montre aussi que la concierge de Carcassonne est capable de beaucoup plus d’intelligence que l’intellectuel de la rive gauche parisienne.

 

Carine Pousse

35 ans, Professeur d’histoire-géo en collège, Lyon

Je suis en colère contre la presse en général car les journalistes ont une lourde responsabilité et souvent, c’est le service minimum, il n’y a pas tellement de recherche et d’analyse. Avec XXI, on a de vraies enquêtes.

Parfois la photo manque un peu : je suis historienne de formation, j’ai besoin de vrai, pas nécessairement de passer par le prisme d’un artiste pour le visuel.

J’aime le parti-pris du journaliste qui s’inclut dedans, qui s’engage.

 

Simon Courret

26 ans, ingénieur dans l’éolien, Lyon

J’aime le style littéraire de XXI, on a l’impression de lire un roman tout en s’informant.

On y aborde des sujets pas toujours évidents (par exemple les irradiés des îles Marshall) d’une manière plus simple et plus accessible, on se plonge plus facilement dedans.

C’est de l’information qu’on met sur sa table de chevet.

 

Edgar Mbanza

31 ans, journaliste et chercheur en anthropologie des médias, entre Paris, Marseille, N’Djamena et Dakar.

XXI sait bien écrire le monde dans sa complexité et essaie de revenir aux fondamentaux du journalisme d’enquête sociale : voir le monde à travers différentes perspectives, selon des échelles différentes. Pour moi, c’est cela le nouveau média.

J'adhère aux "récits" bien écrits. XXI se rapproche de mon idéal journalistique : un mélange de grand reportage, d'ethnographie (description dense, décentrement...) et de roman (usage des figures de style pour créer, pour représenter le monde de façon originale, et non pas pour ressasser des stéréotypes).

 

Thomas Zannoni

31 ans, Belge installé à Barcelone, professeur de français

XXI a un côté anecdotique : on part d’une histoire individuelle, on en fait un récit, une histoire. Je le lis comme un livre, de la première à la dernière page.

Ce sont essentiellement des rencontres, des tranches de vie. Parfois même c’est la rencontre entre l’auteur et le lecteur. Dans le récit sur le curé de Bretagne, l’auteur s’inclut dans le récit, c’est comme s’il venait me prendre la main.

 

Alexandre Borel

22 ans, étudiant en psychologie, musicien, Frouzins (31)

XXI se pose différemment d’une presse qui existait jusqu’alors : il laisse une part active au lecteur, il n’est pas là simplement pour recevoir l’info, il peut aller chercher plus loin, notamment avec les références en fin d’article.

L’idée avec XXI, c’est de la partager.

Je ne sais pas sous quelle forme, mais j’aimerais que XXI permette plus d’engagement et d’investissement des lecteurs.

 

Bernard Dainese

55 ans,  professeur de mathématiques, Toulouse

La première fois que j’ai vu XXI, je me suis fait avoir par le format rectangulaire et par l’originalité du graphisme.

A chaque fois, je suis surpris par l’épaisseur des sujets traités et par la richesse des références pour chaque article.

Quand je le reçois, je sais que j’ai trois mois, je le mets de côté, je me le prépare, je ne le lis pas n’importe où, n’importe quand.

J’aime le mélange des genres dans XXI, quand vous passez du portfolio à la BD, vous basculez dans une autre revue.

 

Eliane Duval

55 ans, en fauteuil roulant depuis 37 ans, bénévole pour l’accessibilité dans sa région, St Valery en Caux (76)

XXI, son éclectisme, ses portraits de personnalités, son format, son odeur, les petites news comme ça, l'air de rien, la diversité des thèmes… J'aime aussi quand l'ongle dérape sur la page granuleuse et que ça fait scrraapp … La BD de la fin, les couleurs de la couverture qui m'appelle si je fais semblant de passer sans la voir !

Derrière les vitres de la véranda au soleil bas de l'automne ou bien dans la cuisine quand mijote la soupe aux poireaux, je lis des enquêtes, des interviews. Lectures aléatoires, saveurs diverses, inconnues, reconnues, éveil des papilles.

XXI, ce sont aussi des journalistes écrivains qui se font sentir par leur plume davantage que par une technique journalistique ; comme Émile Hugo ou Victor Zola.

 

Arthur Périn

30 ans, forestier de profession mais travaille surtout sur des projets de développement à l'étranger (lutte contre la désertification pour une ONG française). Mopti (Mali).

Je la laisse sur la table du salon (les couvertures sont super jolies, c’est très fancy, cela relève quasiment de la décoration intérieure) et je la feuillète, un article à la fois.

J'ai souvent un peu de difficulté à entrer dans des articles longs lorsque ceux-ci sont trop factuels et analytiques, sans émotion. Je n'ai pas eu cette sensation là en lisant les articles de XXI. Peu d'actualité, où alors sous un angle vécu et personnifié, cela me plait.

 

Christophe Barthélémy

43 ans, professeur d’histoire-géo, vit à Moscou depuis dix ans

Ce que j'aime dans cette revue, c'est que ses articles ne sont jamais bâclés, jamais mal écrits, jamais banals même sur des sujets qui à priori ne m'intéressent pas. J'aime l'idée d'être surpris.

Cela ressemble à une revue que je lisais quand j'étais étudiant qui s'appelait L'Autre journal, dans laquelle on avait l'impression d'être plus intelligent après l'avoir lu. XXI rappelle aussi la tradition de la revue russe du début du XXe siècle.

 

Alexandre Etuy

35 ans, directeur financier de la filiale japonaise d'un grand groupe industriel français, Tokyo

Ce qui m'attire dans cette revue, c'est la plongée dans l'histoire contemporaine, documentée par un travail de journaliste mais hors du formatage habituel.

XXI est une revue entre le magazine et le livre dont elle garde le caractère durable à mes yeux : je me pose dans un fauteuil pour lire XXI.

Il y a un peu de documentaire, réaliste et poétique : cet esprit me fait parfois penser à l'émission Strip Tease. C'est aussi  quelque chose comme un  « journalisme d'infusion »  qui prend une distance par rapport au flot de « niouzes ».

 

Yann Sanchez

31 ans, ergonome, Tramoyes (Ain)

J'ai un rapport plus intime aux sujets qui sont traités: je me sens mieux « habiter » le monde (mon pays, ma planète) depuis que la revue est là. C'est une fenêtre sur l'autre et l'ailleurs.

Je la lis là où je peux l'emporter : au resto quand je déjeune, en déplacement dans une chambre d'hôtel, dans mon hamac en vacances.

Disons que les articles me font penser à un reportage photo, mais écrits: l'implication de l'auteur se retrouve dans son objectif, sa focale, le grain de son image et la mise en scène plus ou moins naturelle. Ils dévoilent tout ou partie d'un sujet, ce qui nous laissecomplexe derrière les sujets, les personnes et situations décrites dans les reportages. supposer une vie

Ce format documentaire, écrit, laisse deviner beaucoup de richesse, voilà peut-être ce que j'apprécie le plus.

 

Isabelle Bouchez

50 ans, médecin généraliste, Saint Georges sur Cher

Il n’y a pas de parti-pris, on nous décrit simplement les faits, XXI a une façon d’aborder la politique qui me semble nouvelle.

On a l’impression d’entrer dans l’intimité sans être voyeuriste, en respectant la différence, la simplicité, parfois le peu de moyens des gens.

 

Cyril Bonnier

38 ans, directeur commercial, Chavenay (78)

J’ai toujours hâte de le recevoir. Je le lis dans l’ordre et en entier. A chaque fois, il y a une attente positive du prochain numéro.

C’est une revue qui me parle, qui est proche de moi, tout en abordant des sujets qui ne sont pas forcément dans mon domaine.

J’en fait la publicité, je l’offre, la prête, l’amène au bureau…

 

Isabelle Cabut

46 ans, institutrice, Saint Pancrasse

J'ai bondi sur le numéro 1 dans une librairie de Grenoble et je me suis abonnée tout de suite pour donner la chance à ce journal de démarrer.

On nous laisse libre de choisir notre interprétation, on ne sent pas de prosélytisme politique sournoisement infiltré.

Je la lis à la fois comme un roman (dossier) comme un journal de brèves hors normes (aperçus, détonant, dans l'œuf et flash back) comme une nouvelle pour les sujets plus courts, mais surtout quoi qu'il arrive je la lis avec délectation, même si je ne la dévore pas dès qu'elle arrive, par manque de temps, et puis aussi pour faire durer le plaisir !

XXI m'apporte l'ouverture sur le monde, l'oxygène indispensable à ma respiration intellectuelle, c’est la lumière dans le couloir sombre des lieux communs dont on nous rebat les oreilles.

 

Lisa Fras

25 ans, en formation de maraîchage biologique, assistante d’éducation en collège, Saint-Afrique (Aveyron)

J’avais une frustration par rapport aux revues en général, je trouvais qu’il n’y avait pas grand-chose de novateur. XXI s’attaque à des sujets pas forcément médiatiques, cela permet d’apprendre des choses de manière originale.

XXI est plus un livre de chevet, je le lis par petits bouts, au fur et à mesure.

 

Valérie Sorensen Ravnso

40 ans, traductrice, La Haye (Pays-Bas)

J’aime les recherches et investigations menées par les auteurs et qui les ont conduit à écrire tel ou tel article, les univers qu’ils renferment, l’humanité des personnages rencontrés…

XXI est pour moi un voyage avec ses couleurs, ses odeurs et ses univers particuliers. Un voyage parmi les hommes. C’est l’humanité de cette revue qui me manquerait si elle n’existait pas. Je suis soulagée de voir que ce journalisme existe encore. J’y retrouve le ton d’Albert Londres.

 

Joël Adam

60 ans, ancien cadre dans la fonction publique territoriale, Susmiou (Pyrénées Atlantique)

Ce qui m'attire dans XXI, c'est avant tout son humanisme : l'homme et la femme sont les héros heureux ou malheureux de tous les articles.

XXI, ce n'est pas non plus la Bible ! Elle m'apprend cependant à être plus curieux, à davantage regarder autour de moi, à être plus exigeant dans mes recherches d'informations.

C'est aussi le sentiment d'un grand respect du lecteur. Il est pris pour un adulte, qui peut penser par lui-même : les éléments d'information nécessaires lui sont livrés dans le détail, ils sont complétés par la rubrique « pour aller plus loin », à lui de se faire son opinion.

 

Pierre Voisin 

51 ans, ouvrier dans l’industrie cosmétique, Orléans

J’apprécie l’absence de publicités : je n’aime pas qu’on me vende une paire de chaussures quand je lis un texte.

On s’adresse aux gens de façon plus intelligente, on fait peut-être plus marcher leur sens critique. Les articles donnent à réfléchir, ils ne sont pas mâchés, on laisse le lecteur libre de penser ce qu’il veut. On ne vous dit pas « Voilà mon article, voilà ce que vous devez penser ».

XXI  brise un peu nos certitudes, on se rend compte que rien n’est figé. Cela permet de rester ouvert à toutes choses, de ne pas avoir d’a priori.

Il y a un peu trop de petits articles au début : je les lis et deux minutes après je les oublie.

 

Mathieu Billière

36 ans, professeur de français en lycée professionnel et technologique

J’aime bien l’idée du journalisme à l’américaine et à la Albert Londres. Ce n’est pas le nouveau qui m’intéresse dans XXI, c’est l’ancien : retrouver quelque chose qui ressemble au Washington Post, l’impression de revoir Les Hommes du président.

Les articles sont parfois trop factuels, il manque une mise en perspective, quelque chose à la fin qui permette de comprendre. J’aimerais que XXI soit un peu plus militant. Les rubriques du début tombent de plus en plus dans le travers de la rubrique, le passage obligé dans un journal.

La façon d’écrire est beaucoup plus honnête, le « je » s’affiche et ce n’est pas un « je » de majesté.

Je les lis comme des revues et les range comme des livres. J’aime bien l’aspect « pagaille », on peut nager dedans. Il y a de quoi nourrir la réflexion pendant longtemps.

 

Delphine Bernollin

28 ans, a suivi son conjoint en Roumanie, Bucarest.

Je l’ai découverte pour la première fois par hasard dans une librairie. Elle m’a interpelée par son format horizontal.

C’est une revue qu’on a envie de garder et de relire. On lui souhaite longue vie et on espère que nos petits-enfants participeront à la revue XXIII !

C’est comme un livre que je grignote. Mais cela reste de l’information, on y aborde des pays ou des lieux dont on ne parle pas forcément.

 

Alexandra Lamoureux

33 ans, audit de contrôle interne, Bagnolet (93)

C’est plus direct, cela parle tout de suite, on ne tourne pas autour du pot, on peut aller vraiment en profondeur. On se sent impliqué dans ce qui est écrit.

Quand on lit un article, on le rapproche forcément avec des choses liées à soi. Cela me fait penser aux gens que je croise dans la rue, aux femmes de ménage que j’aperçois dans mon bureau …

L‘humain n’est jamais oublié, il y a des sujets société, économiques, politiques, mais on n’oublie jamais de les replacer avec ses acteurs principaux qui sont les hommes.

Comme elle se lit comme un livre, un format livre serait mieux, plus pratique pour lire dans le RER.

XXI, c’est un peu la facilité : ça ouvre des portes, c’est joli, ça fait plaisir. C’est un facilitateur d’accès à l’information.

 

Roddy Laroche

37 ans, éducateur, Montreuil

Je l’ai découverte par hasard dans une librairie et ensuite je suis allé au lancement du premier numéro dans cette même librairie.

J’aime le côté éclectique : le mélange de textes, le rapport aux photos, la bande-dessinée. C’est une revue à la fois très moderne, il y a quelque chose d’universel et d’intangible et elle reste en même temps très classique.

C’est de l’information mais on entre dans une histoire comme dans un petit roman. Enfin, des reportages qui prennent leur temps.

 

Christine Chinosi

58 ans, directrice d’un dispositif publique de santé et justice dans la protection à l’enfance, Paris

Ma toute première impression de XXI, je l’ai eu sur le bureau de mon collègue. La maquette m’a accroché l’œil et je me suis dit « qu’est-ce que c’est que ça ? »

J’ai une passion pour la lecture et pour l’information et je suis très sélective. Il y a à la fois une dimension culturelle, d’exigence, de grande qualité et ce côté décalé où l’on se sent chez soi.

Au-delà de la qualité, c’est un objet que j’aime passionnément. Je suis véritablement tombée en amour avec cette revue. Mes XXI, je les garderai. Comme mes livres, je ne les jette jamais, ne les donne jamais. Un objet littéraire fait partie de la vie affective, prend de la place dans notre vie. Désormais, je ne voudrais pas la rater.

Au début, j’ai eu peur qu’elle ne trouve pas suffisamment son public et qu’on ne puisse plus la trouver. C’est un objet complètement à part, singulier, décalé, en même temps gentil, joli, intelligent.

 

Sylvia Eskenazi

50 ans, directrice de clientèle à l’agence textuel et rédactrice en chef du magazine Du côté de chez vous, diffusé dans les magasins Leroy-Merlin, Paris.

J’aime l’idée de cette revue. Je suis heureuse qu’elle existe. Ca me fait du bien, de savoir qu’elle est là.  Je sens des humains derrière les propos et aussi une rigueur dans la ligne éditoriale. C’est une revue qui fait sens dans le monde de l’immédiateté de l’information et son succès me redonne courage. Je me sens moins seule.

Je la trouve moderne et en même temps atemporelle. On y trouve une exploration de tous les rapports entre texte et image.

C’est quelque chose que je n’identifie pas vraiment. XXI a un rapport à l’actualité et au monde qui me séduit. Pour moi cela reste un produit de librairie, un objet de désir. Entrer dans une librairie, c’est un moment de repos, de calme alors qu’un kiosque, c’est plus agressif.

A la différence de la presse magazine qui est très formatée, très lisse, là, c’est l’émergence d’individus. C’est plus proche de la nouvelle que du reportage.

J’aime l’idée qu’elle puisse s’adresser autant à moi qu’à ma fille de 20 ans par exemple.

 

Pauline André

23 ans, étudiante en journalisme, Nantes

Lorsque j'ai découvert le premier numéro, cela a été un grand moment d'enthousiasme et de surprise à la fois. Un projet aussi ambitieux était presque inespéré.

XXI a été le premier média dans lequel je me suis reconnue.

L'importance que le magazine accorde à l'image m'a aussi beaucoup plu car je pense que le fond et la forme sont indissociables pour capter l'œil du lecteur.

XXI se lit comme un magazine mais on le conserve comme un livre, précieusement dans sa bibliothèque.

 

Marie Olivar

40 ans, ingénieur dans l’industrie automobile, Chaville (92)

On est abreuvé d’informations, qui circulent en temps réel et qui sont souvent fausses, XXI est un des rares à garder ce recul de l’investigation.

Il y a une justesse de l’information révélée par le récit. Ce n’est pas du micro-trottoir.

On n’a pas l’exigence d’exhaustivité, contrairement aux journaux quotidiens, dans lesquels on attend une revue complète de l’actualité. XXI reste un objet de plaisir.

 

Rémi Hemmer

50 ans, professeur d’allemand en classes préparatoires, Montreuil-Juigné (Maine-et-Loire)  

L’intérêt de cette revue, c’est qu’on développe certains sujets avec les « anonymes », en racontant ce qui se passe, tout en préservant un espace à la fin pour les ouvertures sur le sujet.

Pour moi, cette revue a une réelle orientation politique qu’on peut voir dans l’intérêt pour ce continent oublié qu’est l’Afrique par exemple. Elle n’est pas affirmée mais on la perçoit dans le choix des sujets : il s’agit d’avoir une réflexion critique par rapport au fonctionnement du monde.

A certains moments la narration est un peu longue, elle prend un peu trop de place. Comme je suis habitué à la lecture transversale, il m’arrive parfois d’aller plus loin et de m’arrêter quand quelque chose m’accroche.

XXI a fait le choix d’un papier recyclé, c’est tout à son honneur mais pour les photos, on aimerait du papier glacé, elles perdent de leur qualité.

 

Aurélie Ganga

40 ans, journaliste, Chaville

J’ai découvert XXI il y a un an, dans une gare, je devais prendre un train que je venais de rater. Cela m’a tout de suite interpelé : je me suis dit « Tiens, XXIe siècle, qu’est-ce que c’est ? ». C’est comme cela qu’a démarré mon histoire avec XXI.

XXI, c’est surtout un ton bien défini, un style d’écriture.

C’est une revue ouverte sur le monde, on y trouve une forme d’universalisme, un échange entre les cultures. On ne ressent pas l’aspect gauche caviar. Elle donne la parole à des gens d’horizons divers. Cela donne du dynamisme.

Les reportages sont très bien menés. Pour moi, c’est un complément à mes lectures quotidiennes de presse classiques.

Quand je lis un article, j’ai l’impression de voyager et de faire l’enquête avec l’auteur. Dans mon imaginaire, je vois le film, les images défilent dans ma tête.

 

Frédéric Meynent

40 ans, directeur marketing dans le domaine des sports de montagne, Viuz en Sallaz (74)    

Aux détours d'errances radiophoniques (France Inter), j'entends qu’une nouvelle revue voit le jour, qui donnera toute sa place au reportage au long cours. Un tour sur le blog de XXI me le confirme, je tiens la perle rare! Une visite chez le libraire pour constater qu'il a déjà tout vendu…Je m'abonne, je manque le numéro 1. Deux ans plus tard, je suis toujours fidèle à XXI, et j'ai enfin dégauchi ce fameux numéro 1!

Atypique dans son format, dans sa distribution mais aussi dans son traitement. Le meilleur choix de XXI est, à mon sens, d’avoir su trancher ce satané fil de l’actualité continue. Un peu de recul, de raisonnement et de raison dans ce monde pressé est un luxe rare mais jouissif !

Dans XXI, ce sont avant tout des histoires avant d’être des sujets. D’où ce sentiment d’intimité, de profondeur.

Dans mon quotidien, XXI m’apporte des rencontres, des histoires, un regard plus acéré sur le monde que nous faisons, où les choix d’ici sont les conséquences d’à-côté. Cette mise en perspective m’aide à m’éveiller aux autres et à moi-même.

 

Léa Froment

25 ans, comédienne et étudiante en journalisme, Tours

Une revue à contre-courant qui offre enfin un peu de temps pour soi. Un temps pour le voyage de l’esprit et pour l’imagination. XXI, ce sont des auteurs, souvent très divers, qui nous emmènent en voyage avec eux.

La subjectivité, la personnalité de chacun est valorisée et de ce fait, le lecteur se sent pris en compte.

Enfin on prend le temps de s’asseoir et de lire une revue sans culpabiliser, sans avoir le sentiment de perdre son temps et c’est très agréable. XXI donne du sens aux petits riens, à l’ordinaire, où à ce qui, a priori, nous est étranger.

Une revue d’un autre temps (celui où on prenait le temps), où des auteurs d’horizons divers peuvent s’exprimer et nous raconter leurs histoires, des histoires qu’ils narrent avec tellement de sensibilité que celles-ci semblent proches de nous.

XXI, ce sont des nouvelles denses et subtiles. Il y a une vérité et une beauté dans cette revue (tant esthétique que sur le fond) qui donne envie de partir à l’aventure et aussi de mieux regarder ce - et ceux - qui nous entourent.


Alain Schlesinger

55 ans, scénariste, réalisateur et producteur, Paris

Je l’ai découverte aux toilettes (lieu sacré de lecture), mon amie l’avait acheté.

Je n’aime pas du tout le papier, cette pseudo-mode graphique, ce grain, cela boit la couleur.

Dans la grande tradition des revues littéraires françaises, XXI prend à la fois de l’angle et de la distance et propose un autre rapport au monde qui nous entoure, entre journalisme et littérature.

 

Hélène de la Montagne

60 ans, en préretraite dans la région de Béziers

Lorsque j’ai entendu la voix de Patrick de Saint-Exupéry à la radio, j’ai fait 25 kilomètres pour trouver la revue et tout de suite, ça a été le coup de foudre. Pour moi, en terme de qualité, c’est le summum.

J’ai écrit à plusieurs reprises à la rédaction de XXI. Mon dernier courrier a été publié dans le courrier des lecteurs. Je terminais ma lettre par « Je vais thésauriser pour me réabonner ». Un lecteur, touché par mon courrier a décidé de prolonger lui-même cet abonnement. Cet épisode est à l’image de XXI, de la délicatesse, de la considération des gens qui sont partis avec eux dans cette aventure.

Le jour où je le reçois, je le déguste comme si c’était un recueil de nouvelles.

C’est ma Bible d’informations. Elle fait partie des livres précieux que je garde chez moi. Je ne la prête pas et ne la partage qu’avec parcimonie.

 

Aurélien Marone-Missud

29 ans, monteur audiovisuel, Reims

J’en ai entendu parler via une émission radiophonique et comme tous les gens qui n’avaient pas compris qu’il fallait la chercher en librairie et pas en kiosque, j’ai mis un peu de temps à la trouver !

Pour moi qui viens de l’image, je trouve que cela manque de place pour la photo, un dessin est encore plus subjectif qu’une photo. J’aurais aimé voir le visage de Paco l’égoutier  cet été par exemple.

J’apprécie la page sur les auteurs mais j’aimerais qu’ils soient un peu plus à l’honneur, en savoir plus sur eux pour mieux comprendre leur démarche par rapport à l’article.

 

Julie Benet

35 ans, chargée de projet à la Cité de la musique, coordination des expositions, Ivry-sur-Seine

J’aime beaucoup le reportage au long cours mais je ne trouve pas suffisamment de différence de ton d’un journaliste à l’autre. J’ai presque l’impression que c’est toujours la même personne qui écrit, même si ce n’est évidemment pas le cas. Cela donne un petit effet de lissage, qui n’est pas désagréable par ailleurs.

J’aime le parti-pris un peu politique de XXI, une revue « alter-quelque chose », au moins alternative aux autres revues : le fait qu’il n’y ait pas de tarif préférentiel pour les abonnements, le soutien aux libraires…

 

Marine Barreyre

30 ans, directrice et fabricante dans une maison d'édition de bandes dessinées, Lille

Je l'avais tout d'abord offerte à mon père pour lui faire découvrir, parce qu'il lit beaucoup la presse classique et j'avais envie de lui mettre enfin dans les mains un journal graphiquement actuel ! Les maquettes du XXe siècle pour les journaux, ça suffit !

Les reportages sont tous romancés, c'est ce qui m'a fidélisé. Sur certains articles, je me suis sérieusement demandée si vraiment je n'étais pas en train de lire un « fake » tellement vous me vendez du « Amélie Poulain », mais c'est ce qui rend le magazine fun.

J'ai parfois l'impression qu'il y a un adaptateur derrière les reportages qui réécrit tout car le style littéraire est assez proche d'un article à l'autre alors que ce sont des journalistes différents.

C'est la première fois que je lis du journalisme « agréable ». Contrairement aux émissions de télé où on n’a pas le temps de penser, je peux la lire comme un roman, faire une pause sur un sujet qui m'interpelle et y réfléchir avachie sur mon canapé puis reprendre ma lecture.

Enfin un journal qui entre en accord parfait avec mes habitudes du dimanche, et qui me raconte des choses vécues, vues, entendues par des gens au lieu de m'envoyer des télégrammes remplis d'explications qui me donnent l'impression que cela ne me concerne pas.

 

Thierry Flammant

54 ans, professeur d’histoire-géo en collège, Luynes (Indre-et-Loire)

Avec XXI, on a un ton un peu nouveau, qui se rapproche de la presse anglo-saxonne : des faits, beaucoup de faits, mais traités de manière diverse.

En tant que prof, j’apprécie énormément les deux pages de supplément à la fin des articles qui donnent beaucoup d’informations et qui peuvent servir d’outils.

Peut-être que XXI manque un peu d’articles très incisifs, notamment sur la France, mais ce n’est certainement pas le but recherché.

 

Sophie Brockmann

23 ans, stagiaire institutrice, Lyon

XXI me rappelle une phrase d’un film comique : « La vie, c’est d’abord des rencontres ». XXI, c’est d’abord une rencontre avec cet objet étrange, lourd comme un livre. Puis, ce sont des rencontres avec les gens qui la nourrissent, une forme d’échange entre eux, nous, les protagonistes, les auteurs, les lecteurs.

Elle n’est pas seulement agréable à lire dans le contenu, elle est sensuelle, au toucher, à l’odeur.

J’ai du mal à m’y plonger comme dans un livre par exemple. Le reportage me ramène sans cesse à la réalité.

 

Joël Olivier

40 ans, réalisateur, Paris

L’histoire de XXI, c’est un beau scénario. Dans sa création d’abord : un objet de presse de 200 pages, vendu en librairie. Un joli pari ! Et puis dans le contenu de chaque numéro, il y a un cheminement, une structure, une histoire.

Je suis en train de réaliser un documentaire sur mon père, colonel de l’Armée française et héros de la dernière guerre. Il a été décoré de la légion d’honneur par De Gaulle parce qu’il était le seul survivant de sa section. Pour moi, c’est cela aussi XXI : le sens des anecdotes qui racontent l’histoire d’un pays ou d’un événement.

 

Jade Cohen

27 ans, agent de photographe, New York

J’ai quand même un amour pour le papier glacé, cela me manque un peu dans XXI, même si le papier est très agréable au toucher.

J’aime bien le parcourir, et non pas le lire en entier. Ce que je ne m’autorise pas à faire avec un livre, je peux me le permettre avec XXI : sauter des passages, passer d’un récit à l’autre.

 

Julie GILLOT

26 ans, bibliothécaire, Valentigney, Pays de Montbéliard (Doubs)

Lorsque j’en ai entendu parler, j’en ai parlé à un collègue bibliothécaire. Séduits par le contenu, appréciant l'absence de publicité et souhaitant offrir à nos lecteurs un magazine sortant de l'ordinaire afin d'ouvrir leur horizon, nous avons décidé de nous abonner.

A titre personnel, je lis cette revue comme un livre. Mais d'autres lecteurs, qui l'empruntent chez nous, la lisent comme n'importe quel magazine, se concentrant sur les articles qui les intéressent a priori. C'est ce qui est très agréable, chacun est libre de la lire comme il  l'entend.

Avec XXI, on parle beaucoup du travail des libraires, ce qui est très bien. J’aimerais aussi qu’on parle des bibliothèques. Suivre le quotidien d'une petite bibliothèque dynamique et à l'écoute de ses lecteurs. Evoquer les actions au quotidien en faveur des enfants, dans ses choix pour satisfaire son public, les relations que les habitants entretiennent avec leurs bibliothécaires. Sur le travail des bénévoles qui tiennent, parfois à bout de bras, des bibliothèques pour faire vivre leur village.

Ce magazine vient compléter et enrichir le fond de notre bibliothèque, à côté d'un quotidien ou d'un hebdomadaire et il y trouve des lecteurs fidèles.

 

Eija Raitala

Helsinki, Finlande

J'ai connu XXI par la chronique de la correspondante en France du plus grand journal finlandais. Elle l'avait présenté comme un phénomène. J'ai gardé cette coupure, et dès que l'occasion s'est présentée, j'ai acheté mon premier XXI à Paris, lors d'un voyage avec un groupe d'étudiantes finlandaises.

Je suis pour le contenu. Ce qui ne veut pas dire que les images ne comptent pas, au contraire, les images de XXI sont belles et parlent elles-mêmes aussi, à haute voix.

Parfois, j'ai envie de souligner des phrases ou des expressions que je trouve particulièrement belles. Par respect pour la belle revue, je ne la tâche pas avec mes notes.

J'ai un besoin profond d'avoir de la beauté, de l'esthétique quotidienne à la portée de main. Donc, une belle revue, pourquoi pas. C'est un luxe.

Je lis des articles petit à petit, presque comme un feuilleton, souvent en route, dans le bus ou le train. Je prends mon temps.

 

Nicolas Demorand

38 ans, journaliste et présentateur de la matinale de France Inter, Paris

J'ai reçu un jour à la radio un livre bizarre, grand format, typographie un peu folle, j'ai cru lire "XXL" avant de voir "XXI". Je ne savais pas du tout de quoi il s'agissait. J'ai lu le premier numéro d'un trait: addiction immédiate.

Chaque numéro de cette revue permet de prendre la mesure de l'espace qui a été déserté par les médias ces dernières années. Recul de la curiosité. Recul de l'originalité. Recul de l'inventivité graphique et typographique. Recul de la capacité à lutter contre les sujets imposés.

XXI a su, dès ses premiers numéros, susciter une communauté de lecteurs fervents.

XXI prend également à revers un lieu commun du monde numérique. Ce lieu commun, c'est la mort de l'auteur. XXI démontre qu'une rédaction qui assume des choix forts, produit le journalisme qu'elle a envie de produire, rencontre son public. Là aussi, c'est une chose à méditer.

En la lisant, je pense à ce que les anglo-saxons appellent: "creative non-fiction". C'est-à-dire, traduction approximative et personnelle : journalisme bien écrit. Ou littérature d'enquête. Si XXI permettait de retrouver ce lien autrefois si fort en France entre journalisme et littérature, il faudrait la déclarer d'utilité publique.

 

Yannick Doladille

39 ans, professeur de mathématiques dans un lycée agricole en Alsace, Anjoutey (territoire de Belfort)

Je ne suis pas bibliophile mais j'aime les livres ou les revues de qualité. Cela peut-être une revue d’art comme FMR, une BD comme Ibicus de Rabaté, les fables de La
Fontaine illustrées par Rabier, un roman avec des illustrations…

Je trouve intéressantes la cohérence et la pertinence des articles. Par exemple
sur les nouveaux visages de l'économie, les quatre articles survolent quatre continents, quatre échelles géographiques différentes un village, une ville,
un pays, la démesure de la Chine, quatre aspects de l'économie mais on
devine les liens entre ces quatre réalités et cela finit par donner une
vision d'ensemble.

Ce n'est pas du commentaire, c'est vraiment de l'information, des récits. On n'est loin de la tendance people que l'on retrouve dans tous les hebdos. On n'a pas à « se taper » les dossiers sur l'immobilier, le sexe, le classement des grandes écoles, des villes où il fait bon vivre, etc ...

Pour moi, c'est un peu un objet d'art car la revue marie l'écrit, le dessin, la photo de manière harmonieuse mais dans le même temps il n'y a pas de point de vue sur l'art ou la culture.

 

Jean Lepicard

44 ans, travailleur manuel, technicien, réside sur une péniche à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne)

XXI, ça ne coûte pas deux balles. Pour moi les informations gratuites, c’est louche, je suis content de payer, même si, au final, cela revient moins cher puisque c’est 15 euros tous les trimestres.

XXI a un style particulier qui à force est un peu agaçant. Il y a un côté un peu doucereux qui est exotique les trois premiers numéros mais après on s’en lasse. J’aimerais bien que le ton soit plus nerveux, plus revendicatif. C’est parfois un peu anecdotique sur les gens dans leur quotidien, cela me fait le même effet qu’un article « people » sur Madonna.

Toutefois, j’aime l’idée de l’aventure qui est au coin de la rue. Trouver de la saveur dans les choses du quotidien sans forcément aller au bout du monde sous les palmiers avec des lunettes de soleil.

Le circuit de distribution peut-être aussi un problème : si tu n’es pas lecteur, tu n’y a pas accès. Moi je n’ai pas envie de faire partie d’une élite qui lit XXI !

J’ai envie de la garder dans ma bibliothèque, mais je ne sais pas trop pour en faire quoi.

XXI est une bonne occasion d’aller dans une librairie. Le fait d’acheter un livre est un acte beaucoup plus puissant que d’aller voter. C’est donner de l’argent aux gens qu’on trouve intéressants.

 

Sylvie Starck

52 ans, en création d’une micro-entreprise, La Réunion

J'aime d'abord le format solide de la couverture puisque je l'emmène souvent en bord de mer.Je suis ravie que différents dessinateurs donnent du volume à l'ensemble du travail des équipes. D' ailleurs je les garde précautionneusement car j'ai toujours une place pour les belles revues.

 

La lecture de XXI se fait sur un temps non défini car je l'emmène partout avec moi, que ce soit au jardin, en front de mer, au lit, etc. Je l'associe à un moment de détente malgré le sérieux des articles.

 

Avec XXI, je suis assurée de ne pas être roulée dans la farine. Surtout que le journalisme se muselle de plus en plus, l'information est formatée et de qualité superficielle.

J’aimerais bien que XXI parle de La Réunion. « Au soleil ou à l'ombre des palmiers », il y a une cruelle réalité de misère sournoise. Le Réunionnais est fier et n'avouera pas facilement qu'il ne mange pas à sa faim, le racisme envers les Comoriens, la vie de tousorigine sur des radeaux de fortune "kwassa-kwassa" et qui essaient d'atteindre Mayotte afin d'avoir une vie meilleure. Mais il y a aussi des sujets joyeux : le passé réunionnais au son du maloya, une des richesses du pays, la vie dans les hauts et dans les bas de l'île…

Pauline Verduzier

18 ans, en terminale ES, Loches (Indre-et-Loire)

XXI part d’un bon sentiment. On sent l’humanité, je ne pense pas qu’on puisse aller contre cela. L’idée de mêler vécu et histoires humaines me plaît énormément.

XXI peut rebuter dans la mesure où il faut prendre du temps pour le lire. Mais si on est emballé, cela se lit facilement, comme un roman.

La revue va bien plus loin qu’un journal « lambda », où l’on retrouve souvent les mêmes informations qu’à la télévision. La démarche n’est pas seulement d’informer, mais de sensibiliser, de transmettre un message avec des illustrations également très travaillées.

On peut choisir le temps pour le lire alors qu’un journal n’est plus d’actualité une semaine après. Ce sont des sujets qui restent.

 

 

Par XXI - Publié dans : La vie de XXI
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