Benoît Vitkine (Mon cousin, colon) 26 ans, journaliste au
Monde.fr. J’aime Paris, les voyages, les livres, la mer, Moscou, ma famille, les gares, le foot, l’Afrique, la radio, le cinéma, le désert, la neige. J’aime prendre mon temps pour lire, pour
écrire, j’aime XXI.
Anne Brunswic (Le médecin qui sourit) Explorant des genres différents, écrivaine du réel d’humeur souvent vagabonde
(Sibérie, Palestine, Bosnie), je poursuis depuis dix ans une enquête personnelle sur les blessures du monde. Bienvenue en Palestine, chroniques d’une saison à Ramallah (Actes Sud) a reçu
le prix RFI Témoin du monde. (www.annebrunswic.fr)
Benny Lévy
(Opération Toto) Benny Lévy est un pseudonyme. Pour protéger ses sources et en raison de la sensibilité de l’histoire, l’auteur n’a eu d’autre choix que de prendre un nom de plume. Le
récit de l’opération Toto repose sur de nombreux documents originaux, des actes légaux et des interviews avec des parties impliquées.
Monique Yazdani (Douces folies de Sibérie) Née à Lübeck en 1974, j’ai étudié la photo au
London College of communication et à l’université de Westminster. J’ai développé mes premières images à 4 ans dans la salle de bain familiale, transformée en laboratoire par mon frère.
Depuis, je n’ai jamais arrêté. La salle de bain de ma jeunesse s’est agrandie à la Birmanie et à l’Afrique du Sud, au Congo et à l’Inde, au Guatemala et à l’Australie. Je vis entre Berlin et
Hambourg et suis membre de l’agence Focus.
Sylvie Caster (L’étrange pavillon du docteur Henry) Journaliste et écrivain, Sylvie Caster promène régulièrement sa délicate
plume dans XXI. Au Canard enchaîné, elle a tenu pendant treize ans une chronique hebdomadaire qui lui a valu le prix Mumm. Elle a publié en 1980 son premier roman, Les
Chênes verts, puis Nel est mort, Bel Air, La Petite Sibérie et Dormir.
Emmanuel Guibert (Des nouvelles d’Alain 4) Ce dernier épisode des Nouvelles d’Alain dit notre admiration pour Ivan
Akimov et les Kesaj Tchavé. Je suis invité les 19, 20 et 21 novembre prochains au festival de bande dessinée de Blois, et je me suis laissé dire que la troupe y serait présente (ainsi qu’à
Rennes, fin novembre). Bienvenue aux lectrices et lecteurs de XXI qui viendront danser. Et bienvenue aux organisateurs de spectacles que cela inspirerait d’inviter chez eux les
« Enfants de la fée ».
Alain Keler Après un tour du monde sac au dos, je suis devenu photographe pour l’agence Sygma.
Prix Paris Match en 1986 avec « L’Ethiopie sous la pluie », je finis par réaliser que tout ce travail a comme unique compteur le nombre d’avions utilisés. Je quitte Sygma pour entamer
une vraie vie de photographe. Le projet Vents d’Est a obtenu le prix Eugene-Smith en 1997. J’ai rejoint l’agence MYOP en
2008.
François Musseau (Les Allemands perdus du Paraguay)Né en 1966, je vis et travaille à Madrid depuis onze ans, où
je suis correspondant de Libération et de RFI. En 1991, dès mon diplôme de journaliste en poche, j’ai suivi en indépendant le conflit yougoslave, de Vukovar à Sarajevo. J’y éprouve le
danger, mais aussi le goût immodéré du reportage et du voyage journalistique. Cela m’amènera à m’établir pendant cinq ans à New Delhi, d’où je roulerai ma bosse dans tout le sous-continent
indien. Ces derniers temps, c’est l’Amérique latine, une passion adolescente, qui a chez moi repris le dessus.
Clarisse Feletin (La juge et les dioxines) Réalisatrice, j’ai commencé par larguer les amarres après les études.
Deux transatlantiques en voilier et en stop, puis un an en Océanie et en Amérique du Sud, pour planter une caméra dans des tribus isolées. Je me suis aussi intéressée à une grande résistante
méconnue et en ai tiré un livre, Hélène Viannay, l’instinct de résistance. En parallèle, j’enquête, depuis plus de treize ans, sur les problématiques de l’incinération et la pollution
aux dioxines. Jamais, avant La juge et l’affaire des dioxines (mention spéciale au festival Figra), je n’avais pénétré dans le secret de l’instruction.
Natalie Levisalles
(Enquête sur les békés de Martinique) Journaliste à Libération depuis 1994, j’ai fréquenté un certain nombre de services, des Sciences aux Livres, en passant par l’Etranger et
les pages Rebonds. En fait, beaucoup de choses m’intéressent. Pas toutes, mais beaucoup. Beaucoup de gens et d’endroits aussi, la Caraïbe par exemple. C’est comme ça que je suis tombée sur les
békés, pas les plus représentatifs des Caribéens, je vous l’accorde. En septembre dernier, j’ai publié un essai, L’Ado (et le bonobo) (Hachette Littératures). Les adolescents
m’intéressent aussi.
Jean Leymarie (Entretien avec Stéphane Hessel) La radio est mon univers. Chaque matin, j’apporte quelques nouvelles du monde
aux auditeurs de France Info. Les sons résonnent, se bousculent. L’actualité va très vite, alors parfois je m’arrête pour la regarder au fond des yeux. Le temps nécessaire pour la comprendre.
Quand je ne suis pas en studio, je marche. Tout près ou très loin. J’arpente les rues de Paris. J’aime boire des cafés ici et des bières en Australie.
Jean-Philippe Stassen (L’étoile
d’Arnold) Né de parents enseignants en 1966, il grandit à Liège. A 15 ans, le remboursement des frais de nettoyage d’un rideau de fer sur lequel son ami Hafid et lui-même avaient
réalisé une magnifique fresque (que le propriétaire ne leur avait pas commandée) lui fait accepter un premier travail rémunéré : une BD sur l’immigration marocaine en Belgique. En 1994,
l’actualité rwandaise l’oblige à changer sa façon de voyager et de travailler. Il s’intéresse à l’histoire des anciennes colonies. En 2005, installé dans une maison du sud du Rwanda, il prend six
mois pour lire Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad en anglais. Il vit aujourd’hui à Paris. Ses amis et même ceux qui ne le sont pas lui reconnaissent un certain talent de
cuisinier.
Jean-Marie Théodat (« Lever
l’ancre ») Mon enfance fut une attente désespérée de mon père, parti de la maison et dont la voix lointaine me revenait souvent les jours de grand deuil. Ma jeunesse, une promesse de
salut par les études, sous l’impulsion de mes maîtres (le plus souvent bretons de Ploërmel). Ma mère, couturière de métier, ne me retint pas lorsque je manifestai le désir d’aller étudier à
Paris. Après des études de géographie à la Sorbonne je me suis orienté vers le métier d’enseignant. Je suis, depuis avril 2010, le responsable, pour la Caraïbe, de l’Agence universitaire de la
francophonie. Je suis aussi papa de deux filles adorables qui me manquent dans mon exil à rebours vers la terre natale.

Jean-François Martin
Rocco
Michel Galvin (Mon cousin, colon) Né à Paris au début des années 1960. Sa passion précoce pour l’image
narrative (voir photo) et le gribouillage en général lui permettra de vivre sa relation problématique avec l’Education nationale avec distance, voire bonne humeur, d’éviter les écueils des
addictions en tout genre, si typiques de cette époque, (drogues, sucre, télé, violence, musiques faciles) avec brio et de gagner des sommes d’argent considérables… Une vraie réussite en
somme.
James Majowski (Le médecin
qui sourit)Jeune illustrateur et graphiste, je suis basé à East London et je travaille aussi bien pour des journaux – The Guardian, The New Yorker – que pour des
sociétés. Je suis sorti diplômé en 2007 du fabuleux Arts University College de Bournemouth et j’ai d’abord travaillé dans la publicité avant de me lancer dans l’illustration.
Raymond Verdaguer (Opération Toto) Né dans les Pyrénées, Raymond Verdaguer vit et travaille à New York. Pour la presse et
l'édition, plutôt que d’utiliser le dessin, Raymond a choisi la gravure : une technique plus rigoureuse qui va vers l'essentiel, donne plus de solidité, plus de vérité et moins de frivolité
à l’image. Raymond contribue au New York Times, The Wall Street Journal, Harper’s Magazine…
Colcanopa (L’étrange pavillon du docteur Henry) Né dans le Nord en 1977, j’ai franchi la frontière pour étudier l’illustration à
Saint-Luc à Tournai (Belgique). Graphiste en agence, j’ai réalisé pendant cinq longues années des pochettes de disque clinquantes pour les majors parisiennes. Pour me racheter une conduite, j’ai
créé en 2005 un blog d’illustration d’actualité et de dessins bizarres. Je vis et travaille à Lille.
Jacques Floret (Les Allemands perdus du Paraguay) Après avoir présenté un premier dessin le 14 septembre 1993 à Chambéry,
Jacques Floret a multiplié les expositions en France et à l’étranger. Il travaille comme illustrateur, notamment pour
Olivier Tallec (La juge et les dioxines) Petit, j’aurais aimé être chef indien mais, après quelques recherches, il y
avait assez peu de débouchés. Je suis donc devenu dessinateur. Né en Bretagne, en 1970, j’ai suivi les cours de l’Ecole supérieure d’arts appliqués Duperré, à Paris, avant de partir pour de longs
voyages en Asie et en Amérique du Sud. Je me consacre à l’illustration pour la presse et à l’édition jeunesse. Ma première BD, Negrinha, date de 2009 (Gallimard, coll.
Bayou).
Philippe Lardy (Enquête sur les békés de Martinique) Né en Suisse le jour de la sortie du premier 45-tours des
Rolling Stones, j’ai débuté ma vie professionnelle à New York en passant par la School of Visual Arts et en coéditant Gin & Comics avec l’illustrateur José Ortega : une
publication de grand format qui présentait au public américain un échantillon de leurs artistes favoris. J’ai quitté les Etats-Unis en 2000 pour Paris afin de mettre l’accent sur mon travail de
peintre.
Richard Yeend (Entretien
avec Stéphane Hessel)
©Richard Yeend
© Eunhwa Lee
Marine Vlahovic, 25 ans, est en contrat d'apprentissage à Radio France et au CFJ. Elle a réalisé ses premiers reportages avec un dictaphone avant de piger pour Arte Radio.
Elle privilégie les problématiques sociales et a milité pour les droits des sans-papiers.
