Jeudi 17 janvier 2008
4
17
/01
/2008
06:00
Emmanuel
Carrère, 50 ans, est écrivain. Son premier roman, L'Amie du jaguar, est paru en 1983. D'autres ont suivi, entre autres La Moustache, La Classe de neige (prix Femina),
L’Adversaire, tous parus chez POL et en Folio, ainsi qu’une biographie de Philip K. Dick, Je suis vivant et vous êtes morts (Points Seuil). Emmanuel Carrère a également écrit des
scénarios pour la télévision et le cinéma – qui a adapté trois de ses livres. Depuis 2000, il se rend fréquemment en Russie, d’où il a rapporté un film documentaire, Retour à Kotelnitch,
et un livre autobiographique, Un Roman russe. Il a collaboré au numéro 1 de XXI en publiant Le dernier des possédés, un long récit sur Edouard Limonov, écrivain sulfureux
de la Russie post-communiste. Dans la foulée du reportage, il préparte une sorte de second roman russe, sur la vie mouvementée de Limonov et, à travers elle, soixante années d’histoire de son pays,
de la fin de la guerre à nos jours.
Qu'est ce qu'un reportage? De la préparation, du temps, de l'engagement et de l'argent ! La note de frais d'Emmanuel Carrère en est une des illustrations :
Sorj Calandon, 55
ans, fut journaliste à Libération entre 1973 et 2007 - et romancier. Il s’est particulièrement intéressé aux questions basque et irlandaise mais a également
couvert des événements comme la guerre du Liban, le Tchad, le drame de Bhopal, la Somalie, l'Afghanistan, la guerre Iran-Irak ou la guerre du Golfe. Il est titulaire du prix Albert-Londres en 1988
pour son travail en Irlande du nord et sur le procès de Klaus Barbie. Il a publié chez Grasset Le petit Bonzi (2005), Une promesse (2006), prix Médicis, et s'apprête à sortir
Mon traître (2008).
Carl de Keyzer, 49 ans, est photographe. Né à Kortrijk en Belgique, Il commença sa carrière comme photographe en 1982 en travaillant en freelance. Il participe parallèlement à
la fondation de la galerie de photographie XYZ - photography installée à Gand. La publication en 1987 d’un projet mené en Inde, India, lui vaut une première reconnaissance internationale,
couronnée par le Grand Prix de la Triennale de Fribourg. La publication d’un deuxième livre en 1989 traitant de la chute de l’Union Soviétique, Homo Sovieticus, scelle sa renommée et
engendre sa nomination à Magnum Photos en 1990. Il est récompensé l’année suivante de l’Eugene Smith Award. Entre 1990 et 1992, il parcourt les Etats-Unis à travers différents lieux de cultes
et achève un essai intitulé God Inc. sur les liens unissant patriotisme et aspirations religieuses. En 1996, Carl De Keyzer revient sur les traces encore rémanentes du bloc
communiste et y effectue une série de photographies publiées sous le titre East of Eden. En 2000, il publie Europa, sous-titré [re]constructing the past, livre qui
rassemble des images éclectiques prises sur une échelle de dix ans entre la fin des années 80 et les années 90. Sa dernière publication, Zona (2003), rassemble un corpus de photographies
prises dans soixante-dix camps de prisonniers en Sibérie. Son site internet est superbe et reprend une grande partie de ses reportages récents, en Mongolie, en Suède, en Californie… Pour le numéro
1 de XXI, il partage avec nous son reportage sur les prisons de Sibérie.
Un lien vers le site de Carl de Keyzer, ici.
Maria Malagardis est journaliste indépendante et travaille régulièrement pour Libération et Rue89. Elle a longtemps couvert l'actualité africaine, du Cameroun au Rwanda (pour le quotidien La Croix) puis en
Afrique du Sud où elle fut la correspondante de Libération et de la BBC pendant quatre ans. Elle est l'auteur d'un livre sur les survivants du génocide rwandais, Rwanda, le jour d'après
(Ed Somogy 1995). Depuis 2001, outre Libération, elle a travaillé pour différents magazines (Femme Actuelle, Géo, Challenges) réalisant des reportages aussi bien en France, qu'à l'étranger, du Sri-Lanka à la Thailande en passant par la
Grèce et la Namibie. Pour XXI, elle s’est promenée dans La France qu’on imagine pas, une enquête sur ceux qui refusent le monde tel qu’il est.
Laure Mandeville
est grand reporter au Figaro pour lequel elle couvre le monde russe, le Caucase et l’Europe de l’Est. Elle a couvert les grands moments de l’actualité politique à l’Est depuis la chute du Mur de
Berlin, de la révolution démocratique polonaise à la marche indépendantiste des Baltes, en passant par le putsch raté d’août 1991 et la révolution orange ukrainienne. Correspondante du Figaro à
Moscou de 1997 à 2000, elle a notamment suivi le second conflit tchétchène, la montée en puissance de Vladimir Poutine, les grandes batailles de l’Oligarchie russe. Elle collabore régulièrement à
la Revue Politique Internationale et a été la présidente de l’Association
des journalistes France Russie pendant huit ans. Elle est l’auteur de L’Armée russe, la puissance en haillons (Ed. n°1, 1994), et prépare un livre sur le pouvoir en Russie à paraître au
printemps chez Grasset. Elle a également publié à la Documentation française.
Stéphane Mercurio est
documentariste. Après avoir travaillé dans la presse et dans l'humanitaire, elle réalise son premier film Scènes de ménages avec Clémentine (Arte) sur les rapports ambigus entre une femme
de ménage et ses employeurs en 1992. Elle participe en 1993 à la création de la Rue, mensuel vendu à la criée par des Sans domicile. Trois ans plus tard, elle réalise Cherche avenir avec
toit (Canal Plus), puis Hôpital au bord de la crise de nerfs et Louise, son père, ses mères, ses soeurs et ses frères. A côté est son premier long métrage pour le cinéma.
Judith Perrignon
est journaliste. Elle entre à Libération en 1991, alors qu'elle sort de l'école de journalisme, le CFJ. Elle y est d'abord journaliste politique, découvre les
palais de la république et les sous-préfectures, la langue officielle et les fausses confidences, les coulisses de la démocratie médiatique. Elle ressent le besoin de s'éloigner et rejoint la page
"portrait" du journal, véritable parfum d'époque, lieu d'une écriture plus personnelle et de rencontres variées. Elle quitte Libération en avril 2007 avec l'intention d’explorer d’autres formes
d’écriture. Elle a écrit un récit très personnel sur les frères Van Gogh, C’était mon frère (Ed. Iconoclaste) ou plus récemment, avec Ariane Chemin, une reconstitution acide de La nuit
du Fouquet's (Ed. Fayard), scène inaugurale du sarkozysme. On lui doit une enquête sur Michel Onfray, parue dans le numéro 1 de XXI. Elle flirte en ce moment avec le roman et le
scénario.
Jean-Pierre Perrin est journaliste à Libération depuis une quinzaine d'années. Il s'occupe essentiellement des dossiers Proche et Moyen Orient. Il a aussi consacré plusieurs récits et relations de
voyages à cette région, dont Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion) sur les derniers mois du régime de Saddam Hussein et Jours de poussière (La Table Ronde) sur
l'Afghanistan en guerre, qui a reçu le Grand Prix 2003 des lectrices de Elle. Il est également l’auteur d’un article sur l’Iran paru au printemps 2006 dans la revue Politique Internationale. Il a écrit plusieurs romans noirs, dont Chiens et
LouvesLe Paradis des Perdantes (Stock) doit paraître bientôt en poche.
Il a publié Ploërmel sur Russie dans le numéro 1 de XXI.
Jean-Philippe Stassen est un des
auteurs de bandes dessinées les plus originaux du moment, à la suite d'Art Spiegelman (Maus) et de Joe Sacco (Palestine, une nation occupée et Gorazde). Sa signature
apparaît en 1985 dans L’Echo des Savanes, avec une série de récits scénarisés par Denis Lapière, qui seront repris dans Bahamas et Bullwhite (Albin Michel). Nomade dans l’âme, Stassen aime
à parcourir le monde. Le Bar du vieux FrançaisLouis le Portugais et Thérèse sont suivis de Deogratias (Dupuis). Pawa (Delcourt) dressera ensuite sa
vision de l’histoire des relations entre les peuples des Grands Lacs et les colonisateurs. Le récit Les EnfantsUn avant-poste du progrès, cœur des ténèbresNous avons tué le
chien teigneux (Ed. Chandeigne, texte de Luis Bernardo Honwana).
Dans le numéro 1 de XXI, il nous offre Les visiteurs de Gibraltar, un reportage en BD sur les traces des candidats à l’exil sur les rives méditerranéennes.
Un lien vers la notice wikipedia de Jean Philippe Stassen, ici.
Armelle Vincent est
correspondante aux Etats-Unis, installée à Los Angeles où elle vit depuis 17 ans et se rend régulièrement au Mexique. Elle est diplômée de l’Institut pratique de journalisme. Elle a notamment
publié dans Rolling Stones, Géo, Le Figaro, Le Point, Marianne, L'amateur de cigare, Elle. Les
histoires de narcotrafiquants l'ont toujours passionnée. A chacun de ses voyages au pays de Pancho Villa, elle constate leur influence grandissante sur la société mexicaine. Elle a collaboré au
numéro 1 de XXI en publiant Mexique, Ils font chanter les rois des Cartels.
Weronika
Zarachowicz est grand reporter à Télérama. journaliste et ancienne rédactrice en chef de World Media Network. Elle est l'auteur de Global Village. A qui profite la révolution technologique? (Arènes). Elle a également écrit deux livres d'entretiens :
avec Nicolas Hulot et Pierre Rabhi, Graines de possibles. Regards croisés sur
l'écologie (Calmann Lévy). Et avec Noam Chomsky : Deux heures de lucidité, en collaboration avec Denis
Robert (Arènes).
Haut de page (Série Noire, Gallimard). Le dernier, (Dupuis), (Dupuis) prend également place en Afrique. Stassen a illustré (Ed. Gallimard, commenté par Sylvain Venayre) et un
grand classique de la littérature africaine
Publié dans : La vie de XXI
-
Par XXI
0
-
Recommander