C’est une distinction symbolique. A l’heure où la presse écrite connaît une crise sans précédent, le jury couronne une jeune journaliste tout juste sortie de
l’école de Lille, passionnée par l’Afrique australe, qui a eu du cran, du talent et de la confiance dans son métier.
Il fallait du cran pour, dans ses derniers mois d’école, partir au Zimbabwe avec un jeune réfugié, alors que les journalistes étrangers y sont mal vus et que ce
pays sombre peu à peu dans une indifférence générale.
Il fallait du talent pour raconter sur 30 feuillets cette histoire et en faire son premier « grand reportage ».
Il fallait de la confiance dans son métier pour, avec l’argent gagné grâce à la publication dans XXI, utiliser cette somme afin de repartir en Afrique du Sud et
tenter d’y vivre de sa plume.
Toute l’équipe félicite Sophie pour cette distinction.
Sophie Bouillon. Partie en Afrique du Sud en
2005 pour travailler dans un hôpital des townships, elle revient en France avec une seule idée en tête : devenir journaliste en Afrique australe. En mars 2008, ses études à l’Ecole de
journalisme de Lille touchent à leur fin et elle part couvrir les élections au Zimbabwe pour La
Croix, Jeune Afrique, Radio France et le site internet du Monde. Elle est désormais basée en Afrique du Sud, en tant que correspondante de Jeune Afrique et de la
Radio Suisse Romande.
A LIRE:
Sur le blog de 21, les articles de Sophie Bouillon:
Portrait : Comrade Fatso, poète zimbabwéen
Reportage : Le Zimbabwe compte ses morts, et ses dollars
Reportage : Zimbabwe, les regrets de Percival
Sur le site de La Croix, les correspondances de
Sophie Bouillon.
Sur
le site de rue 89, un article d'Augustin Scalbert.
Le site du prix Albert
Londres.