A l’automne 2008, XXI publiait un récit intitulé Les crocodiles du Zaïre, fruit d’un long travail d’enquête en France et en Afrique sur la mort de Philippe de Dieuleveult, l’animateur de La chasse au trésor.
Anna Miquel signait ce récit qui eut pour conséquence de déclencher, à la demande de Jean de Dieuleveult, le frère de Philippe, l’ouverture d’une information judiciaire.
En 1994, déjà, Jean de Dieuleveult avait révélé sur France 2 que son frère faisait partie des services secrets français.
Les enquêteurs de la brigade criminelle ont rendu leurs conclusions en octobre 2009. Parues dans la presse à la suite de fuites, ces conclusions nous ont surpris. La présentation qui en était faite nous paraissait biaisée. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre sur la table tous les éléments de l’enquête.
A chacun de juger…
XXI
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Les bases de l’enquête
Anna Miquel s’est rendue à deux reprises, de 2006 à 2008, au Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo (RDC). Elle a d’abord sillonné les lieux de la disparition de l’expédition à laquelle participait Philippe de Dieuleveult.
L’équipée Africa Raft visait à traverser l’Afrique d’est en ouest par les voies fluviales. Partis en juin 1985, Philippe et ses compagnons sont arrivés en août 1985 aux abords des rapides d’Inga, sur le fleuve Zaïre. Il reste alors 200 kilomètres de navigation jusqu’à l’océan Atlantique.
C’est ici, officiellement le 6 août 1985, que « disparaissent » les membres de l’expédition Africa Raft. Les compagnons de Philippe de Dieuleveult sont André Hérault, Lucien Blockmans, Angelo Angelini, Richard Jeannelle, Guy Collette et Nelson Bastos.
Après des jours de recherches, seules les embarcations, deux zodiacs, sont retrouvées, échouées telles des bateaux fantômes.
Le corps de Guy Colette est découvert sur les berges du fleuve, à 150 kilomètres en aval des rapides d’Inga.
Un autre corps, présenté par les autorités françaises comme celui de Philippe de Dieuleveult, est rapatrié. Une demande d’autopsie, formulée par Jean de Dieuleveult, établira qu’il ne s’agissait pas du corps de son frère, mais de celui d’un Noir.
Six hommes ont donc disparu.
Les témoignages recueillis
En une série de deux voyages au Zaïre, en 2006 et 2008, Anna Miquel va enquêter et recueillir témoignages et documents qui l’amèneront à remettre en cause la version officielle de la noyade.
A Kinshasa, elle rencontre Papillon, un Congolais blanc. Sa paillote donne sur le fleuve Congo et s’appelle le « site Dieu le veut ». Ce n’est pas un hasard : de cet endroit, Papillon a vu passer l’expédition Africa-Raft alors qu’elle quittait Kinshasa. A l’époque, Papillon est proche des services de sécurité du maréchal Mobutu, le président du Zaïre.
Papillon explique pourquoi il a appelé sa paillote « Site Dieu le veut ». Il précise qu’un ami major dans la Division spéciale présidentielle (DSP) lui a parlé, à propos de l’expédition Africa Raft d’une « bavure » : « Les gardes d’Inga pensaient que c’était un commando qui venait saboter le barrage ».
Anna Miquel se rend ensuite à Matadi, une ville du Bas Congo proche d’Inga. Elle rencontre deux anciens militaires, Antoine et Emmanuel. Passés par la 31ème brigade parachutiste zaïroise, ils sont des témoins directs des évènements qui se sont déroulés aux abords d’Inga en 1985. Antoine était sergent-major de la 31e et Emmanuel adjudant. Ils ne veulent pas apparaître à l’image, mais acceptent que leurs propos soient enregistrés.
Antoine raconte que des ordres avaient été reçus : il fallait stopper des Blancs, « des mercenaires », qui arrivaient en bateaux sur le fleuve. Certains de ces Blancs, dit-il, seront tués sur place, d’autres seront arrêtés.
Emmanuel, l’adjudant, confirme les déclarations d’Antoine. Il précise que les survivants dont Philippe de Dieuleveult ont été transférés à Kinshasa.
A son retour à Kinshasa, Anna Miquel retrouve JP, un ancien des services de sécurité de Mobutu. JP est un homme clé : il appartenait à la Force d’intervention spéciale (FIS), une section de la Division spéciale présidentielle (DSP) qui dépendait directement du président Mobutu et du patron des services de renseignement. Il confie avoir été présent lors du transfert à Kinshasa des membres de l’expédition Africa Raft, qui ont été arrêtés sur ordre. « Je te dis qu’ils ont été tabassés » au camp Joli Site de Kinshasa, affirme-t-il au micro à Anna Miquel.
Quand elle est contactée par la brigade criminelle, Anna Miquel confie aux inspecteurs les coordonnées et l’identité de JP. Ces derniers, qui ne disposent pas d’un mandat ad hoc, ne peuvent se déplacer. De Paris, ils établissent le contact, mais ne parviennent pas à nouer une relation.
JP introduit Anna Miquel auprès d’un homme surnommé Gorille. Ancien de la Division spéciale présidentielle (DSP), Gorille a connu les fastes des années Mobutu. Malade, il vit dans la rue. Cette histoire de Français qui ont disparu en 1985, il la connaît bien. Gorille est sans doute l’un des derniers à avoir vu Philippe de Dieuleveult et certains de ses compagnons vivants. Même s'il ne veut pas le dire franchement…
Gorille est mort en 2009.
Les documents recueillis
De fil en aiguille, Anna Miquel entre en contact avec des « collectionneurs » de documents. Elle en récupère plusieurs, qu’elle photocopie :
- un document provenant de la Société national d’électricité (SNEL) qui gérait le barrage d’Inga. Cliquez sur l'image
pour le télécharger.
- un télex. Cliquez sur l'image pour le télécharger.
- un autre encore, un procès verbal d’audition de Philippe de Dieuleveult en provenance de la Division spéciale
présidentielle (DSP). Cliquez sur les images pour télécharger les 2 pages.
Ces éléments, à l’exception du document provenant de la SNEL, sont retranscrits dans le récit que publie XXI à l’automne 2008.
Ouverture d’une information judiciaire
La publication – qui remet en cause la thèse officielle : Philippe de Dieuleveult serait mort noyé – est relayée par de nombreux médias qui font état de ces révélations.
Les faits ont beau remonter à un quart de siècle, la figure de Philippe de Dieuleveult reste très appréciée, entre autres par les nombreux téléspectateurs qui n’ont jamais oublié les aventures vécues par son intermédiaire durant La chasse au trésor.
Sur la base de ces révélations, Jean de Dieuleveult, le frère de Philippe, demande l’ouverture d’une information judiciaire. La Brigade criminelle, qui avait clos en 2004 sa première enquête sur un non lieu, est à nouveau saisie : les inspecteurs sont obligés de rouvrir ce dossier qu’ils pensaient classé.
Ils se présentent à XXI, prennent contact avec Anna Miquel. Après réflexion, nous décidons de leur fournir plusieurs éléments dont nous disposons. A savoir : deux documents originaux (Un PV d’audition et le rapport SARM), trois photocopies (le premier PV d’audition recueilli sur place, le document de la SNEL, le télex), ainsi que les identités et coordonnées précises de plusieurs témoins cités dans le récit d’Anna Miquel.
Dans le même temps, nous constatons que la réouverture du dossier provoque, en France, une agitation importante.
Après publication, nouveaux témoignages et documents
Dans les semaines suivant la publication du récit Les Crocodiles du Zaïre », de nouveaux éléments apparaissent.
Un compagnon d’aventure de Philippe de Dieuleveult propose de témoigner. Il s’appelle François-Xavier Pelletier. Aujourd’hui réalisateur de films sur l’environnement, il adresse en novembre 2008 un mail à Anna Miquel, dans lequel il lui expose, entre autres, que :
« Lorsque Philippe de Dieuleveult était revenu en France avant de franchir les rapides d’Inga, son comportement avait considérablement changé. Il était nerveux et inquiet. Il avait pris un look paramilitaire avec les cheveux rasés ».
L’amie d’un autre membre disparu de l’expédition, Lucien Blockmans, apporte aussi des éléments. Marie-France Mannoury dit ceci :
« J’ai connu Lucien Blockmans dix ans avant sa disparition. Nous étions des amis proches, mais je n’ai jamais su ce qu’il faisait exactement dans la vie. Il disait être technicien à la SFP, mais je n’avais pas l’impression qu’il y travaillait beaucoup. Il était souvent en compagnie de stagiaires africains et partait pour le Paris-Dakar pour amener ou récupérer des véhicules. Deux mois avant son départ pour l’expédition Africa-Raft, Lucien, qui était un peu saoul lors d’un dîner nous lance à mon mari et à moi : « Cette expédition c’est une affaire d’espions… ».
Je ne l’ai pas pris au sérieux. Lorsqu’il a disparu avec les autres en 1985, j’ai tenté de comprendre ce qui lui était arrivé. En 1986, j’ai été reçue par Serge de Beketch, un journaliste de Minute qui avait des informations. Il m’a raconté que Lucien avait pris une balle dans la jambe et était mort d’une septicémie. Il m’a confié aussi que Lucien était en mission. Mais Serge de Beketch n’a jamais publié ces informations. Je ne sais pas pourquoi ».
Par ailleurs, de nouveaux documents parviennent, après publication du récit, à Anna Miquel. Qui accepte de dédommager ceux qui les lui transmettent à hauteur de 150 dollars. Certains diront plus tard qu’elle a payé ces documents et s’en offusqueront. De telles réactions témoignent surtout d’une profonde méconnaissance du Zaïre, devenu aujourd’hui République démocratique du Congo (RDC).
Deux documents parviennent à Anna Miquel.
- Un PV d’audition, portant la signature de Philippe de Dieuleveult. Cliquez sur les images pour télécharger les 3 pages.
Anna Miquel est gênée par ce document, qui n’est pas le même que celui dont elle a obtenu copie sur place.
- Un rapport des services secrets militaires (SARM) de Mobutu. Cliquez sur l'image pour le télécharger.
Dans ce rapport du SARM, les deux noms biffés l’ont été par nos soins : il s’agit des noms de deux coopérants français.
Ces deux documents originaux, accompagnés des trois photocopies déjà recueillies, sont communiqués à la Brigade criminelle, chargée de mener l’enquête préliminaire. Quand Anna Miquel dépose ces pièces, elle s’entend dire : « Même si ce sont des vrais, ça ne prouvera rien ».
La controverse
Anna Miquel confie également les coordonnées de plusieurs sources congolaises citées dans l’article qui ont donné leur accord pour être contactées et témoigner sur l’affaire. Enfin François-Xavier Pelletier et Madame Mannoury, cités plus haut, acceptent également d’être entendus par la Crim.
En octobre 2009, dans un court article, le Point ( http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-26/contre-enquete-info-lepoint-fr-affaire-philippe-de-dieuleveult-la-these-du/920/0/389214 ) annonce que la brigade criminelle s’apprête à rendre son rapport au Parquet. L’article braque tous les feux sur un document, qui serait un faux après test en laboratoire (la signature de Philippe de Dieuleveult, authentique, aurait été ajoutée postérieurement). Voici le document controversé :
Pas un mot, en revanche, sur le deuxième document original confié au laboratoire de la Brigade criminelle. Il a pourtant été authentifié. Il ne présente « aucun anachronisme », ont conclu les experts. Et d’évidence, son contenu n’est pas conforme à la thèse officielle de l’accident. Voici donc le document authentique :
Rappel de quelques évidences
Le rapport confirme que les services de Mobutu pouvaient avoir de bonnes raisons de considérer Philippe de Dieuleveult et son équipe comme des espions. Basé sur un document authentique, confirmé par les témoignages recueillis par Anna Miquel, ce constat est partagé par la journaliste Colette Braeckman, spécialiste belge de la tortueuse histoire du Congo. Sur son blog (http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2009/10/27/un-faux-documentmais-de-dieuleveult-a-bien-ete-assassine ) Colette Braeckman écrit que : « Par la suite, militaires français et congolais s’employèrent à maquiller les traces de la disparition… » de Philippe de Dieuleveult.
A lire les conclusions du travail de la brigade criminelle telles que présentées, les trous dans l’enquête sont nombreux. Il n’a, par exemple, pas été tenu compte des photocopies transmises aux enquêteurs : le premier procès verbal d’audition de Philippe de Dieuleveult, le document de la SNEL et le Télex. (Voir plus haut les documents en ligne).
Il n’a pas été tenu compte non plus des sources congolaises citées dans l’article (Voir plus haut les vidéos en ligne) qui se sont dites prêtes à témoigner. Une seule sera contactée par l’inspecteur chargé de l’enquête.
Quant à François-Xavier Pelletier et Marie-France Mannoury, cités ci-dessus, ils ne seront jamais entendus. Ce que confirme François-Xavier Pelletier dans un courrier posté le 13/11/2009 au blogde21. Le voici en intégralité :
« J’interviens dans ce débat comme témoin de faits qui pourraient éclairer ceux qui recherchent la vérité dans cette troublante affaire. Philippe de Dieuleveult, un ami architecte et moi-même préparions une expédition sur le Gange qui devait se réaliser juste après celle d’Africa Raft. Philippe était fatigué de la « chasse au trésor » et de ses trucages. Il connaissait à l’avance l’endroit où se trouvait le fameux trésor. Car Philippe était un pur, doublé d’un athlète courageux. J’ai pu le voir lorsque je me suis entraîné avec lui dans les alpes en nage en eaux vives pour notre future expédition Gange extrême. Mais Philippe était aussi un pote, un homme d’honneur, généreux. Il voulait retrouver l’aventure authentique, qu’il avait connue dans sa jeunesse. Entre potes, passionnés par un même objectif : le goût du risque et de la découverte.
Il m’a invité à participer à cette expédition Africa Raft comme réalisateur et cadreur. Mais Philippe n’étant pas le chef d’expédition, c’est Marc Gurnaud qui a été choisi.
A son retour en France, avant de descendre les rapides d’Inga, Philippe est venu me voir. Il a insisté pour que je participe à la seconde opération Africa Raft, mais j’ai refusé car je devais impérativement remettre un manuscrit à un éditeur et j’étais très en retard. Philippe semblait soucieux. Il m’a fait part d’une déplorable ambiance au sein de l’équipe qui était désormais scindée en deux, chacune sur son raft. Pour me motiver davantage, et connaissant mon intérêt pour l’investigation journalistique, il m’a expliqué que lui et moi nous resterions sur place pour « couvrir un sujet sensible, un scoop » sur une région dangereuse. Il n’a pas voulu m’en dire plus, car je lui ai répondu : « Dans ce cas, termine cette expédition et je te rejoindrai sur place pour t’aider à réaliser ce reportage. »
Philippe a hésité avant de repartir. Son enfant n’était pas encore né et il craignait de retrouver ce qu’il appelait une « ambiance de merde ». Mais quelque chose d’autre semblait lui faire peur. Pas les rapides d’Inga, car Philippe était un aventurier dans l’âme, pas un casse-cou, et il semblait très confiant de pouvoir les passer. Il m’a beaucoup parlé de l’insécurité dans cette zone… Je lui ai fait la remarque que son nouveau look de commando, avec ses cheveux rasés, n’était pas forcément adéquat dans cette région sensible.
Lorsque nous avons appris sa disparition, nous avons convié François Laurenceau, en tant qu’ami de Philippe, à participer à notre expédition « Gange extrême » (Laurenceau a participé à l’expédition Africa-Raft. Lui et un autre membre de l’expédition, Jean-Louis Amblard, avaient arrêté la course avant les rapides d’Inga, NDR). Laurenceau nous a confié qu’il avait enquêté sur place et découvert des choses troublantes qu’il lui était dangereux de révéler. Il voulait enregistrer son interview dans une cassette vidéo et m’a demandé de le faire. Mais quelques jours plus tard, il nous a confié qu’il avait enregistré lui-même cette cassette et l’avait déposée dans un coffre. Pour sa sécurité.
Que craignait donc Laurenceau et que savait-il ? Lorsque j’ai lu l’article d’Anna Miquel, je l’ai contactée pour lui faire part de cette cassette et je peux ici témoigner de son ardeur et sa détermination à connaître la vérité. J’ai regretté de lui communiquer cette information, même si elle me paraissait capitale, car elle m’a replongé dans des souvenirs douloureux que j’avais vainement tenté d’effacer. Elle m’a demandé des précisions, encore et toujours des précisions, comme le fait tout journaliste d’investigation sérieux. C’est pourquoi je m’étonne de ces attaques d’une rare violence qui tentent de jeter le discrédit sur son travail. Ce document est-il faux ? Peut-être. Et alors ? Quel journaliste peut prétendre ne jamais avoir été abusé par un informateur, ou un faux document ? Faire une expertise n’est pas à la portée de toutes les bourses, et son enquête ne repose pas exclusivement sur ce document.
Le frère de Philippe de Dieuleveult dit lui-même que la position de la France dans cette affaire est trouble. Anna Miquel a communiqué mes coordonnées à la Crim, qui ne m’a jamais contacté. Pourquoi ? Pourquoi la Crim ne s’est-elle pas rendue sur place pour enquêter ? Pourquoi n’a-t-elle pas examiné pour valider ou invalider tous les troublants et précis détails du livre et des documents publiés par Okito Bene Bene, l’ex-officier des services secrets zaïrois ? Alors plutôt que la polémique qui ne fait pas honneur au journalisme, unissez vos forces pour tenter de comprendre, si c’est encore nécessaire. Si Amblard prétend qu’il a été interpellé par l’armée zaïroise, pourquoi l’aurait-elle fait si ce n’était qu’un accident ? D’après Okito Bene Bene, Guy Collette était un espion sous étroite surveillance. J’ignorais que Philippe travaillait pour la DGSE et je ne suis pas sûr que Diane son épouse le savait elle-même. Elle m’a téléphoné deux ans après la disparition de Philippe, persuadée de l’avoir reconnu sur une photo que j’avais publiée sur un tronçonneur sous-marin brésilien. La ressemblance était si peu crédible qu’elle témoigne du profond désarroi de ses proches qui n’ont jamais cru à la thèse de l’accident ». (Commentaire n°1 posté par François-Xavier Pelletier le 13/11/2009 à 14h03)
La position de XXI
En guise de conclusion, trois points :
- A XXI, nous soutenons le travail d’Anna Miquel.
- Sans préjuger d’aucune manière d’éventuelles conclusions, nous estimons justifiée la demande de réouverture du dossier formulée par le frère de Philippe, Jean de Dieuleveult.
- Vingt-cinq ans après les faits, et faute d’un mandat ad hoc confié aux enquêteurs de la brigade criminelle, aucune véritable enquête officielle n’a encore pû être menée sur la mystérieuse « disparition » au Zaïre de Philippe de Dieuleveult et de ses compagnons.