Emmanuel Carrère (Le dernier des possédés), 50 ans, est écrivain. Son premier roman,
L'Amie du jaguar, est paru en 1983. D'autres ont suivi, entre
autres
La Moustache,
La Classe de neige (prix Femina),
L’Adversaire, tous parus chez POL et en Folio, ainsi qu’une biographie de Philip K. Dick,
Je suis vivant et
vous êtes morts (Points Seuil). Emmanuel Carrère a également écrit des scénarios pour la télévision et le cinéma – qui a adapté trois de ses livres. Depuis 2000, il se rend fréquemment en
Russie, d’où il a rapporté un film documentaire,
Retour à Kotelnitch, et un livre autobiographique,
Un Roman russe. Il a collaboré au numéro 1 de
XXI en publiant
Le dernier des possédés, un long récit sur Edouard Limonov, écrivain sulfureux de la Russie post-communiste. Dans la foulée du reportage, il préparte une sorte de second roman russe, sur
la vie mouvementée de Limonov et, à travers elle, soixante années d’histoire de son pays, de la fin de la guerre à nos jours.
Qu'est ce qu'un reportage? De la préparation, du temps, de l'engagement et de l'argent ! La note de frais d'Emmanuel Carrère en est une des illustrations :
Sorj Chalandon (Mon ami le traître), 55 ans, fut journaliste à
Libération entre 1973 et 2007 - et romancier.
Il s’est particulièrement intéressé aux questions basque et irlandaise mais a également couvert des événements comme la guerre du Liban, le Tchad, le drame de Bhopal, la Somalie, l'Afghanistan, la
guerre Iran-Irak ou la guerre du Golfe. Il est titulaire du prix Albert-Londres en 1988 pour son travail en Irlande du nord et sur le procès de Klaus Barbie. Il a publié chez Grasset
Le petit
Bonzi (2005),
Une promesse (2006), prix Médicis, et s'apprête à sortir
Mon traître (2008).
Carl de Keyzer ("Zona", les bagnes de Sibérie), 49 ans, est photographe. Né à Kortrijk en Belgique, Il commença
sa carrière comme photographe en 1982 en travaillant en freelance. Il participe parallèlement à la fondation de la galerie de photographie XYZ - photography installée à Gand. La publication en 1987
d’un projet mené en Inde,
India, lui vaut une première reconnaissance internationale, couronnée par le Grand Prix de la Triennale de Fribourg. La publication d’un deuxième livre en 1989
traitant de la chute de l’Union Soviétique,
Homo Sovieticus, scelle sa renommée et engendre sa nomination à Magnum Photos en 1990. Il est récompensé l’année suivante de l’Eugene Smith
Award. Entre 1990 et 1992, il parcourt les Etats-Unis à travers différents lieux de cultes et achève un essai intitulé
God Inc. sur les liens unissant patriotisme et
aspirations religieuses. En 1996, Carl De Keyzer revient sur les traces encore rémanentes du bloc communiste et y effectue une série de photographies publiées sous le titre
East of
Eden. En 2000, il publie
Europa, sous-titré
[re]constructing the past, livre qui rassemble des images éclectiques prises sur une échelle de dix ans entre la fin des
années 80 et les années 90. Sa dernière publication,
Zona (2003), rassemble un corpus de photographies prises dans soixante-dix camps de prisonniers en Sibérie. Son site internet est
superbe et reprend une grande partie de ses reportages récents, en Mongolie, en Suède, en Californie… Pour le numéro 1 de
XXI, il partage avec nous son reportage sur les prisons de
Sibérie.
Un lien vers le site de Carl de Keyzer,
ici.

Maria Malagardis (La
France de la désobéïssance) est journaliste indépendante et travaille régulièrement pour
Libération et
Rue89. Elle a
longtemps couvert l'actualité africaine, du Cameroun au Rwanda (pour le quotidien La Croix) puis en Afrique du Sud où elle fut la correspondante de Libération et de la BBC pendant quatre ans. Elle
est l'auteur d'un livre sur les survivants du génocide rwandais,
Rwanda, le jour d'après (Ed Somogy 1995). Depuis 2001, outre Libération, elle a travaillé pour différents magazines
(
Femme Actuelle,
Géo,
Challenges) réalisant des reportages aussi bien en
France, qu'à l'étranger, du Sri-Lanka à la Thailande en passant par la Grèce et la Namibie. Pour XXI, elle s’est promenée dans
La France qu’on imagine pas, une enquête sur ceux qui
refusent le monde tel qu’il est.
Laure Mandeville (L'indécent courage d'Anna Politkovskaïa) est grand reporter au Figaro pour lequel elle couvre le monde russe, le Caucase
et l’Europe de l’Est. Elle a couvert les grands moments de l’actualité politique à l’Est depuis la chute du Mur de Berlin, de la révolution démocratique polonaise à la marche indépendantiste des
Baltes, en passant par le putsch raté d’août 1991 et la révolution orange ukrainienne. Correspondante du Figaro à Moscou de 1997 à 2000, elle a notamment suivi le second conflit tchétchène, la
montée en puissance de Vladimir Poutine, les grandes batailles de l’Oligarchie russe. Elle collabore régulièrement à la Revue
Politique Internationale et a été la présidente de l’Association des journalistes France
Russie pendant huit ans. Elle est l’auteur de
L’Armée russe, la puissance en haillons (Ed. n°1, 1994), et prépare un livre sur le pouvoir en Russie à paraître au printemps chez Grasset.
Elle a également publié à la Documentation française.
Stéphane Mercurio (Femmes de prisonniers, lecçons d'amour) est documentariste. Après avoir travaillé dans la presse et dans l'humanitaire, elle réalise son
premier film
Scènes de ménages avec Clémentine (Arte) sur les rapports ambigus entre une femme de ménage et ses employeurs en 1992. Elle participe en 1993 à la création de la Rue, mensuel
vendu à la criée par des Sans domicile. Trois ans plus tard, elle réalise
Cherche avenir avec toit (Canal Plus), puis
Hôpital au bord de la crise de nerfs et
Louise, son père,
ses mères, ses soeurs et ses frères.
A côté est son premier long métrage pour le cinéma.
Judith Perrignon (Michel Onfray, le prêcheur laïc) est journaliste. Elle entre à
Libération en 1991, alors qu'elle sort de
l'école de journalisme, le CFJ. Elle y est d'abord journaliste politique, découvre les palais de la république et les sous-préfectures, la langue officielle et les fausses confidences, les
coulisses de la démocratie médiatique. Elle ressent le besoin de s'éloigner et rejoint la page "portrait" du journal, véritable parfum d'époque, lieu d'une écriture plus personnelle et de
rencontres variées. Elle quitte Libération en avril 2007 avec l'intention d’explorer d’autres formes d’écriture. Elle a écrit un récit très personnel sur les frères Van Gogh,
C’était mon
frère (Ed. Iconoclaste) ou plus récemment, avec Ariane Chemin, une reconstitution acide de
La nuit du Fouquet's (Ed. Fayard), scène inaugurale du sarkozysme. On lui doit une enquête
sur Michel Onfray, parue dans le numéro 1 de
XXI. Elle flirte en ce moment avec le roman et le scénario.

Jean-Pierre Perrin (Ploërmel-sur-Russie) est
journaliste à
Libération depuis une quinzaine d'années. Il s'occupe essentiellement des dossiers Proche et Moyen Orient. Il a aussi consacré plusieurs récits
et relations de voyages à cette région, dont
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion) sur les derniers mois du régime de Saddam Hussein et
Jours de poussière (La Table Ronde)
sur l'Afghanistan en guerre, qui a reçu le Grand Prix 2003 des lectrices de Elle. Il est également l’auteur d’un article sur l’Iran paru au printemps 2006 dans la revue
Politique Internationale. Il a écrit plusieurs romans noirs, dont
Chiens et
Louves (Série Noire, Gallimard). Le dernier,
Le Paradis des Perdantes (Stock) doit paraître bientôt en poche.
Il a publié
Ploërmel sur Russie dans le numéro 1 de
XXI.
Jean-Philippe Stassen (Les visiteurs de Gibraltar) est un des auteurs de bandes dessinées les plus originaux du moment, à la suite d'Art Spiegelman (
Maus) et de Joe
Sacco (
Palestine, une nation occupée et
Gorazde). Sa signature apparaît en 1985 dans L’Echo des Savanes, avec une série de récits scénarisés par Denis Lapière, qui seront repris
dans
Bahamas et Bullwhite (Albin Michel). Nomade dans l’âme, Stassen aime à parcourir le monde.
Le Bar du vieux Français (Dupuis),
Louis le Portugais et
Thérèse
sont suivis de
Deogratias (Dupuis).
Pawa (Delcourt) dressera ensuite sa vision de l’histoire des relations entre les peuples des Grands Lacs et les colonisateurs. Le récit
Les
Enfants (Dupuis) prend également place en Afrique. Stassen a illustré
Un avant-poste du progrès, cœur des ténèbres (Ed. Gallimard, commenté par Sylvain Venayre) et un grand classique
de la littérature africaine
Nous avons tué le chien teigneux (Ed. Chandeigne, texte de Luis Bernardo Honwana).
Dans le numéro 1 de
XXI, il nous offre
Les visiteurs de Gibraltar, un reportage en BD sur les traces des candidats à l’exil sur les rives méditerranéennes.
Un lien vers la notice wikipedia de Jean Philippe Stassen,
ici.
Armelle Vincent (Narcoballades) est correspondante aux Etats-Unis, installée à Los Angeles où elle vit depuis 17 ans et se rend régulièrement au Mexique. Elle est
diplômée de l’Institut pratique de journalisme. Elle a notamment publié dans
Rolling Stones,
Géo,
Le Figaro,
Le Point,
Marianne,
L'amateur de
cigare,
Elle. Les histoires de narcotrafiquants l'ont toujours passionnée. A chacun de ses voyages au pays de Pancho Villa, elle constate leur influence
grandissante sur la société mexicaine. Elle a collaboré au numéro 1 de
XXI en publiant
Mexique, Ils font chanter les rois des Cartels.
Weronika Zarachowicz (Entretien avec Bronislaw Geremek) est grand reporter à
Télérama. journaliste et ancienne rédactrice
en chef de World Media Network. Elle est l'auteur de
Global Village. A qui profite la révolution technologique?
(Arènes). Elle a également écrit deux livres d'entretiens : avec Nicolas Hulot et Pierre Rabhi,
Graines de possibles. Regards croisés sur
l'écologie (Calmann Lévy). Et avec Noam Chomsky :
Deux heures de lucidité, en collaboration avec Denis
Robert (Arènes).
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